Revue de presse du 23 décembre 2016

Au menu de notre revue de presse cette semaine       

Pipeline Énergie Est de TransCanada
Loi 106 sur les hydrocarbures
Pipeline 9B d’Enbridge
Pipeline Trans Mountain de Kinder Morgan
Dakota Access Pipeline (DAPL) – Standing Rock
Désinvestissement
Climat
Pétition

Bonnes nouvelles de la semaine                                         

Power to Change : la rébellion énergétique, un plaidoyer divertissant, passionnant et convaincant pour la transition vers les énergies propres, sort le 11 janvier en salle en France. Ce documentaire présente une vision de l’avenir désormais possible, celle d’un système énergétique basé à 100 % sur les énergies renouvelables.

Un prix de 20 millions rattaché à la meilleure technologie verte | La Presse | Laura Kane | Pollution Neuf entreprises canadiennes figurent parmi les 27 équipes qui ont atteint les demi-finales, avec des innovations qui incluent l’exploitation de la photosynthèse pour convertir le carbone et l’injection du CO2 dans le béton… La récompense de plusieurs millions de dollars est financée par le groupe représentant de l’industrie des sables bitumineux Canada’s Oil Sands Innovation Alliance (COSIA) et l’entreprise américaine NRG. Dix finalistes seront annoncés en 2018, et un gagnant sera révélé en 2020.

 

Selon une nouvelle étude, un nombre record de compagnies d’hydrocarbures sont devenues insolvables l’année dernière. L’étude de la firme comptable Moore StephensThe study by accountancy firm Moore Stephens found 16 oil and gas companies went insolvent last year, compared to none at all in 2012.

Pipeline Énergie Est de TransCanada                               

Le gouvernement fédéral se prépare à relancer l’étude du pipeline Énergie Est. Il vient de nommer lundi trois nouveaux membres « temporaires » à l’Office National de l’Énergie (ONÉ). Les groupes environnementaux réclament que le processus soit repris depuis le début. Ces nominations font suite à la récusation en août de trois commissaires du comité d’audience sur le pipeline. Des révélations concernant leur rencontre avec Jean Charest qui agissait à titre de lobbyiste pour TransCanada avait plongé les commissaires dans l,eau chaude. Le remplacement des commissaire a été long puisque les commissaires devaient être bilingues et au dessus de tout soupçon de partialité. TransCanada ne prévoit pas de délais supplémentaires et espère une réponse favorable pour 2018 et mettre en exploitation le pipeline controversé en 2021 ou 2022.

Loi 106 sur les hydrocarbures                                             

Le député provincial de Chambly, Jean-François Roberge, se prononce contre la loi 106 sur les hydrocarbures et la fracturation hydraulique. « Jean-François Roberge se dit préoccupé par le fait le projet de loi 106 semble mettre la table à la reprise de l’exploration et à l’exploitation des gaz de schiste à la grandeur du Québec et ce, malgré l’absence de consensus social à ce sujet. «La question du gaz de schiste soulève plusieurs inquiétudes environnementales, questions auxquelles le projet de loi 106 ne répond tout simplement pas, déplore le député. On nous dit que les vraies mesures d’encadrement viendraient dans d’éventuels règlements. Il faudrait donner carte blanche au gouvernement et  espérer ensuite qu’il protège  nos nappes phréatiques et nos cours d’eau. C’est impensable!».« 

Guy Gallant, président de la Table des préfets de préfet de la MRC d’Avignon se prononce contre l’usage du baillon par le gouvernement pour adopter le projet de loi 106. M. Gallant,  qui s’est prononcé en tant que maire de Saint-Alexis-de-Matapedia, a affirmé : « Comme municipalité, ça nous interpelle. Nous avons des puits artésiens et, comme l’ensemble de la région est « clamée » presque à la grandeur, la loi donne trop de pouvoirs aux compagnies qui ont des droits de forage, notamment le pouvoir d’expropriation« . plusieurs municipalités de la MRC d’Avignon, et la MRC elle-même, ont adopté des résolutions contre le projet de loi 106. Des voix se sont élevées dans les conseils municipaux pour dénoncer les pouvoirs d’expropriation conférés aux compagnies pétrolières, exprimer des craintes par rapport aux conflits d’usage que cette loi va générer pour le territoire et demander le rejet pur et simple du développement de cette filière au Bas St-Laurent et en Gaspésie, ou au moins un moratoire en attendant une véritable consultation publique.

«Il est inadmissible que le gouvernement libéral se soit entêté à faire passer ce projet de loi qui ne profite d’aucune acceptabilité sociale, poursuit Simon Jolin-Barrette. D’abord, il aurait dû scinder le projet de loi en deux: un projet pour l’efficacité énergétique et un autre pour les hydrocarbures. Et puis, de faire adopter le tout sous bâillon, en limitant le temps d’échange, ce n’est ni constructif, ni démocratique. »

« La Nation métisse autochtone de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent et des Îles-de-la-Madeleine a envoyé une mise en demeure mercredi dernier au gouvernement du Québec et du Canada, en opposition au projet de loi 106 sur les hydrocarbures. »

La mairesse de Mont-Joli, Danielle Doyer, se dit déçue et inquiète de la décision de Québec d’imposer le bâillon pour forcer l’adoption de son projet de loi 106, qui traite de la Politique énergétique 2030.

Pipeline 9B d’Enbridge                                                           

Dimanche le 18 décembre, s’est tenue une marche de 16 km afin de protester contre le développement de la filière des hydrocarbures au Québec. La marche partait de la raffinerie Suncor à Montréal où aboutit le pipeline 9B d’Enbridge dont l’inversion du flux a été approuvé il y a un an. Les participant en ont profité pour dénoncer l’adoption sous bâillon de la loi 106 sur les hydrocarbures. «Le droit crucial des communautés de refuser des projets industriels dangereux est gravement compromis par cette loi. Le recours au bâillon pour l’adopter parle de lui-même», a affirmé Céline Lachapelle, représentante et porte-parole d’Action Environnement Basses-Laurentides.

Anticosti                                                                                     

Le gouvernement Couillard vient d’accorder une nouvelle autorisation réclamée par Pétrolia en vue de la préparation des forages avec fracturation sur l’île d’Anticosti. La Cour supérieure avait pourtant statué le mois dernier que Québec n’était pas forcé d’accéder à cette demande de l’entreprise, qui dirige les travaux sur l’île.

Après avoir signé un contrat qui force le gouvernement à investir au moins 56,7 millions de dollars dans un projet d’exploration pétrolière sur l’île d’Anticosti, le Parti québécois souhaite maintenant que les libéraux mettent fin au contrat. Il évoque même la négociation d’une compensation financière pour les entreprises privées concernées.

Le gouvernement Couillard n’a pas encore donné son accord à la municipalité d’Anticosti, qui veut soumettre sa candidature pour faire inscrire l’île sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le dossier, qui doit être transmis à Ottawa d’ici un mois, pourrait pourtant être le seul soumis par le Québec à la suite d’un appel lancé par la ministre de l’Environnement, Catherine McKenna.

Pipeline Trans Mountain de Kinder Morgan                  

Des groupes de conservation de la nature ont déposé une poursuite contre le gouvernement fédéral concernant son approbation de l’augmentation de la capacité du pipeline Trans Mountain

Dakota Access Pipeline (DAPL) – Standing Rock         

Il reste environs 1000 protestataires à Standing Rock malgré l’abandon du projet de faire passer sur les terres de Sioux le pipeline Dakota Access Pipeline. L’arrivée prochaine de Donald Trump à la présidence américaine laisse craindre que la construction se poursuivra puisque ce dernier a affirmé qu’il était favorable au projet. 

Pipeline Keystone XL                                                             

Trudeau se réjouit du support accordé au pipeline Keystone KL par le prochain président des États-Unis, Donald Trump. 

Désinvestissement                                                                 

Le groupe responsable de rapporter l’impact de la campagne Divest Invest affirme que l’initiative a permis de désinvestir 5,3 trillions des énergies fossiles jusqu’à maintenant. 

Climat                                                                                           

L’Arctique vient de connaître ses douze mois les plus chauds depuis le début des relevés de température dans cette région en 1900

Pétition                                                                                       

Pétition de la Fondation David Suzuki pour demander au gouvernement fédéral de renforcer notre processus d’évaluation environnemental qui a été affaibli par la loi C-38.

Auteur : Mobilisation Environnement Ahuntsic-Cartierville (MEAC)

Mobilisation Environnement Ahuntsic-Cartierville est un comité citoyen dont l'objectif est de mobiliser la communauté du quartier autour des enjeux environnementaux qui nous touchent. Nous nous intéressons entre autres aux dossiers du transport des hydrocarbures, des énergies vertes, de l'aménagement urbain ainsi qu'aux transports durables.

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