Les fuites de pétrole menacent nos sols

D’importants efforts de concertation ont mené les municipalités de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) à se doter d’une planification stratégique quant à l’aménagement du territoire. La vision collective qui s’en dégage est présentée dans le Plan métropolitain d’aménagement et de développement (PMAD). Un des éléments clés de cette planification réside dans la mise en place d’une ceinture verte qui a pour objectif de protéger l’environnement et mettre en valeur ses attraits. L’objectif est de protéger 17 % du territoire du Grand Montréal.

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La protection des corridors forestiers et des milieux humides est l’une des conditions essentielles au maintien de la biodiversité de la région montréalaise. Leur rareté et leur potentiel écologique et récréatif leur confèrent une très grande valeur. Or, le tracé proposé par TransCanada pour le passage de l’oléoduc en région métropolitaine fait fi de cet objectif de la CMM et détruirait une portion importante des corridors forestiers de la région. De plus, tel que mentionné dans les documents du promoteur, l’emprise de l’oléoduc en milieu forestier devrait rester libre d’accès, ce qui veut dire qu’il ne serait pas possible de replanter des arbres après l’installation de la canalisation. Cette perte significative de biodiversité, dans un environnement métropolitain qui en a bien besoin, est totalement contraire aux engagements pris par le Canada par rapport à la convention de Nagoya des Nations Unies sur la biodiversité écologique.

À ce titre, le choix collectif fait dans le cadre du PMAD et orienté vers une amélioration de la qualité de vie de millions de résidents en milieu urbain peut-il vraiment être subordonné aux intérêts économiques d’une industrie vouée à disparaître ?

Il est important de mentionner que soixante-dix municipalités le long du parcours québécois de l’oléoduc ont déjà rejeté le projet Énergie Est. En janvier 2016, les 82 municipalités de la CMM, dont Montréal et Laval, se sont opposées au projet portant à près de 300, le nombre de municipalités qui se sont prononcées contre l’oléoduc.


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