Le projet Énergie Est ne permet pas de réduire nos importations de pétrole

Comme le mentionne un rapport de plusieurs groupes environnementaux, le pipeline Énergie Est n’a pas fonction d’alimenter le Québec en pétrole. Tandis qu’Énergie Est aura la capacité de transporter 1,1 millions de barils par jour, les raffineries situées sur le parcours de l’oléoduc ont une capacité de moins de 700 000 barils par jour. De plus, les besoins de ces raffineries sont déjà comblés, en grande partie par du pétrole Canadien, entre autres par la ligne 9B d’Enbridge.

Des embranchements de l’oléoduc devraient alimenter les raffineries de Sarnia, ON (Imperial Oil), Montréal (Suncor), Québec (Valero) et Saint-Jean, NB (Irving). Cependant, seule la raffinerie de Sarnia est équipée d’une unité de cokéfaction de taille appréciable permettant de transformer le bitume transporté par Énergie Est en un pétrole brut de synthèse qui peut ensuite être raffiné selon les méthodes classiques. Les raffineries d’ici n’auraient donc pas accès à ce pétrole pour le raffinage. L’analyse du marché indique que le bitume serait destiné à être exporté tel quel vers les mégaraffineries asiatiques plutôt que raffiné au Québec.

Le nom du projet « Énergie Est » est donc un mensonge, ou plus poliment un instrument de marketing.  L’énergie n’est pas destinée à être utilisée dans l’Est du Canada. Le pipeline Énergie Est permettrait au pétrole extrait des sables bitumineux de l’Ouest canadien de n’être que transporté vers la côte Est avant d’être exporté vers les marchés  européens ou asiatiques. L’Est du Canada ne sera qu’un lieu de passage et de risques.

Source: http://www.coulepascheznous.com/


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