S’IMPLIQUER AVEC MOBILISATION ENVIRONNEMENT AHUNTSIC-CARTIERVILLE (MEAC)

Depuis 2015, Mobilisation environnement Ahuntsic-Cartierville, un comité citoyen actif sur des enjeux environnementaux locaux, nationaux et globaux, est à pied d’œuvre dans le nord de la ville de Montréal. Nous nous intéressons aux dossiers du climat, des hydrocarbures et à la transition socio-écologique. Une transition porteuse de justice sociale implique une transformation profonde, entre autres de l’aménagement urbain, de nos modes de transport, de notre agriculture, de nos façons de produire et de consommer, mais également de nos rapports sociaux. Nous nous intéressons également à la canopée et au verdissement, notamment comme moyens d’améliorer nos milieux de vie, de favoriser la biodiversité et de lutter contre les îlots de chaleur. Ce document, en constante évolution, décrit d’abord les champs d’action du MEAC, actuels et souhaités, et s’attarde ensuite à son fonctionnement. 

Table des matières

ACTIONS/PROJETS/POSSIBILITÉS D’IMPLICATION
ÉNERGIE
DÉVELOPPEMENT DE LA VISION D’UN QUARTIER MODÈLE DE TRANSITION ET D’UNE COLLECTIVITÉ ZéN (zéro émission nette)
AMÉNAGEMENT ET TRANSPORT
AGRICULTURE ET ALIMENTATION
BÂTIMENTS
DÉCHETS

FONCTIONNEMENT
COMMUNICATION
GRAND GROUPE
GROUPES D’ACTION
LABORATOIRE PROJETS
CAFÉ MOB
VIE DU COMITÉ
REPRÉSENTATION et REVENDICATION

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ACTIONS/PROJETS/POSSIBILITÉS D’IMPLICATION

La transition énergétique, c’est s’affranchir des énergies fossiles, ce qui est impossible sans une transition socioécologique qui nous permettra de transformer nos façons de produire, de consommer et de nous organiser. Le MEAC tente d’identifier des actions collectives qui auront un effet structurant pour réduire puis mettre un terme à l’exploration, l’exploitation et le transport des énergies fossiles, mais également pour favoriser la transformation de nos milieux de vie afin d’en réduire l’utilisation. Nous considérons que les citoyen·ne·s sont des expert·e·s de leurs milieux de vie et qu’ils ont un rôle important à jouer dans la transition en tant qu’acteurs de leur communauté. Dans cette première section vous trouverez les différentes thématiques que le MEAC aborde et différentes possibilités d’implication:

ÉNERGIE

La transition socio écologique est un enjeu qui dépasse notre quartier. Les changements climatiques sont dus à une accumulation de gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère dont les plus importants, le CO2 et le méthane, sont principalement issus de l’utilisation des énergies fossiles : le gaz « naturel », le pétrole et le charbon. Tandis qu’à l’échelle mondiale 85% de l’énergie est encore issue des combustibles fossiles, au Québec, grâce à l’hydroélectricité, c’est environ la moitié de celle-ci qui est produite à partir de combustibles fossiles, dont la plus grande part est tirée du pétrole (40%), mais également du gaz « naturel » (14%). Dans la province, les secteurs de l’industrie et des transports sont les plus énergivores (33% et 30% de l’énergie consommée respectivement). Qu’elle soit renouvelable ou fossile, la plus grande part de l’énergie que nous utilisons dans le quartier est produite ailleurs : par exemple, l’essence de nos voitures et le gaz de chauffage proviennent en grande partie de l’Ouest canadien tandis que l’hydroélectricité qui nous chauffe et nous éclaire provient de barrages situés dans le Nord québécois. 

Nous sommes lié·e·s à ces productions lointaines par des oléoducs, des trains et des lignes de transmission électriques qui alimentent nos maisons, nos voitures, nos industries, nos institutions et nos commerces. Ainsi, toute une chaîne de production alimente nos activités. Du moment où on allume la lumière le matin, où on boit un café, où on mange un petit déjeuner, qu’on se déplace au travail dans un bâtiment chauffé ou climatisé, ou qu’on surfe sur le Web, tout un système est mobilisé. Il faut extraire des ressources matérielles et énergétiques, les transformer, fabriquer (les objets et les matériaux), produire les aliments et l’énergie dont nous avons besoin et les transporter jusqu’à nous. L’énergie que nous utilisons est ainsi imbriquée dans tout ce que nous faisons ou consommons. 

Cependant, encore trop peu de gens sont capables de lier les changements climatiques à ses causes et d’identifier les actions qui permettent de lutter contre ceux-ci. Seulement 14% des répondant·e·s à un sondage d’Hydro-Québec étaient capables d’identifier les gaz à effet de serre (GES) comme étant la cause principale des changements climatiques et seulement 28% identifient les énergies fossiles comme la principale source de GES. La population québécoise a aussi tendance à confondre l’impact climatique et l’impact environnemental de plusieurs gestes, surestimant sa contribution à la lutte climatique alors que les gestes adoptés n’ont que peu ou pas d’effet positif sur le climat. Il existe donc un grand besoin de mieux communiquer sur les changements climatiques, leurs causes et leurs solutions

De plus, l’industrie fossile résiste à renoncer à l’exploitation dommageable de ces énergies. Ses arguments sont passés du déni de l’existence des changements climatiques, au déni de leur lien avec les activités humaines, puis à la promotion des mesures d’adaptation plutôt que de réduction des GES, aux mesures de réduction des fuites de méthanes plutôt qu’à la réduction de la production du gaz naturel, ensuite à l’argument soutenant que le gaz fossile est une énergie de transition remplaçant le charbon alors qu’au Québec qu’il empêche souvent la conversion aux énergies renouvelables. La dernière trouvaille en lice pour justifier d’éviter de fermer cette industrie de façon graduelle et prévisible est la promotion d’investissements publics massifs dans des technologies coûteuses et énergivores de capture et de stockage du carbone. Dans le cas de GNL Québec au Saguenay, on est même allés jusqu’à promouvoir le projet gazier en disant qu’il favoriserait la transition énergétique!

Plusieurs projets visant le développement, la production et le transport des énergies fossiles ont fait leur entrée dans le débat public au Québec. Récemment, le Saguenay a lutté contre le projet d’usine de liquéfaction de gaz GNL Québec. La Gaspésie est encore aux prises avec des entreprises qui souhaitent forer pour extraire du gaz. Le Québec a également été aux prises avec des projets de forage dans le gaz de schiste, avec le projet d’oléoduc Énergie-Est, ou le projet de GNL de Goldboro. Leurs promoteurs ont fait miroiter le mirage de la croissance économique et d’emplois locaux pérennes. À tous ces projets, le Québec a dit non. Pendant ce temps, Énergir tente d’étendre les tentacules de son réseau de distribution partout au Québec. Ahuntsic-Cartierville était également touché par certains de ces projets : l’oléoduc d’Énergie-Est devait par exemple passer dans la rivière des Prairies longeant les berges de l’arrondissement. Des gazoducs et des trains traversent nos quartiers et transportent toujours des hydrocarbures. Le MEAC est solidaire des communautés aux prises avec ces projets qui concernent notre avenir à tous et toutes.

Comment donc, en tant que citoyen·ne·s, agir sur les changements climatiques quand notre mode de vie tout entier dépend d’une consommation d’énergie dont la moitié est responsable de la plus grande part de nos GES, mais est produite si loin de nous?

La voie ne sera pas facile. Les énergies fossiles doivent être remplacées par des énergies renouvelables qui ne sont pas sans impact. Les barrages hydroélectriques entravent le flot naturel des rivières, nuisent à la migration des poissons et ont une incidence sur les territoires ancestraux et le mode de vie des autochtones. Les biocarburants menacent le territoire utilisé pour la production agricole et augmentent la pression sur les milieux naturels et la biodiversité déjà en passe de s’effondrer, au Québec comme ailleurs. Les énergies solaire et éolienne utilisent des ressources qui ont également une incidence sur le territoire et sont souvent liées à des enjeux miniers liés aux droits humains. La réduction de notre consommation d’énergie semble inévitable. Elle passera par le développement d’un système alimentaire plus local, la diminution de la consommation de produits animaux, la réduction des besoins de déplacement, la transformation de nos modes de transport, la conversion de nos usages du gaz et la réduction de notre consommation et de nos déchets. Le MEAC souhaite agir sur l’ensemble de ces aspects dans le quartier. Nous sommes impatients de ne plus avoir à lutter contre des projets d’hydrocarbures et de pouvoir nous consacrer à la transformation de nos milieux de vie! 

Concernant l’enjeu de l’énergie lui-même, à l’échelle du Québec et du Canada, nous soutenons les campagnes qui visent à s’opposer à ces projets. Selon les dossiers, nous organisons des conférences publiques, rencontrons les élus, lançons des pétitions, participons à celles lancées par d’autres groupes, aux manifestations ainsi qu’aux différentes consultations. Nous souhaitons encourager la prise de parole, l’action citoyenne et affirmer notre volonté de protéger notre environnement.

Comment y contribuer : vous pourriez contribuer à soutenir ces campagnes, par exemple en assurant une veille, en rédigeant des mémoires, en sollicitant vos élus sur la question, en agissant comme lien avec les groupes autres que le MEAC et en organisant des activités de sensibilisation ou en partageant les actions sur les réseaux sociaux

DÉVELOPPEMENT DE LA VISION D’UN QUARTIER MODÈLE DE TRANSITION ET D’UNE COLLECTIVITÉ ZéN (zéro émission nette)

Développer le projet des collectivités ZéN

Le 30 septembre 2019, le Front commun pour la transition énergétique (FCTÉ) donnait le coup d’envoi de la première phase de son projet Québec ZéN (zéro émission nette), une initiative de dialogue social ayant pour but d’accélérer la transition vers la société carboneutre de demain, plus juste et plus résiliente sur tous les plans : environnemental, social et économique. 

Québec ZéN a donné lieu à une vaste concertation visant à accueillir le plus largement possible la pleine diversité des savoirs scientifiques, des sensibilités politiques et des perspectives d’analyse par rapport à la transition énergétique. Plus de 190 personnes, membres du Front commun et spécialistes externes appartenant à plus de 85 organisations différentes et à une vingtaine de départements, chaires de recherches ou facultés de 12 universités, y ont participé. Résultat : suivant l’élaboration d’une Feuille de route pour la transition du Québec vers la carboneutralité, le projet Québec ZéN entame maintenant sa deuxième phase : des chantiers de la transition un peu partout au Québec vers des Collectivités ZéN.

Le MEAC s’est porté volontaire pour être un des porteurs de chantier du projet Collectivités ZéN de façon aussi exhaustive et consensuelle que possible. Nous échangeons avec plusieurs porteur·euse·s de chantiers ZéN à travers le Québec qui se sont dotés de l’objectif de mobiliser leur communauté autour de l’objectif de la carboneutralité. Par conséquent, Ahunstic-Cartierville aura, au cours des prochaines années, un rôle privilégié à jouer dans la transition énergétique et sera un des pionniers en la matière au Québec. 

Pour en savoir plus : Document explicatif.

Comment y contribuer : tous les projets du MEAC contribuent à faire cheminer le quartier vers une Collectivité ZéN. Vous pourriez contribuer à un des projets en cours ou au développement de nouveaux projets, à assurer le lien avec les divers porteur·euse·s du chantier de transition d’Ahuntsic-Cartierville (Solon, Solidarité Ahuntsic, Ville en vert, etc.), le FCTÉ et les porteurs de chantier ailleurs au Québec. Vous pourriez également aider au développement organisationnel du MEAC (formalisation des modes de décision et de la structure, financement) et au recrutement pour augmenter notre pouvoir d’agir!

La Fresque du climat

La Fresque du climat est un atelier ludique collectif et scientifique sur le climat et les leviers d’action. On y aborde le passage de l’action individuelle à l’action collective et on y imagine une communauté ZéN. Nous souhaitons développer des ateliers interactifs de formation sur les changements climatiques et les solutions afin de sensibiliser la population locale.

Comment y contribuer : si vous avez des talents d’animation ou d’organisation d’événement, vous pourriez être utile à l’équipe qui se consacre à ce projet!

AMÉNAGEMENT ET TRANSPORT

Au Québec, on consomme énormément d’hydrocarbures pour se déplacer et transporter divers produits. Ainsi, selon les données officielles, le secteur des transports est celui qui produit le plus de GES ici, avec 43% des émissions. À lui seul, le transport routier représente 80 % des émissions provenant des transports et plus de 34% des émissions totales du Québec. Ses rejets ont bondi de 50% entre 1990 et 2017 en raison de la hausse des émissions des camions légers (+127%) et des véhicules lourds (+171%). Les véhicules personnels consomment 48% de l’énergie utilisée dans le secteur du transport au Québec, comparativement à 37% pour le transport de marchandises. Le reste, 15%, est attribuable au transport commercial de voyageur·euse·s, dont 14 % pour le transport aérien et des pourcentages infimes pour l’autobus et le rail. Les besoins de transports sont intimement liés à l’organisation du territoire : la dispersion des activités sur de vastes étendues du territoire contribue à générer beaucoup de déplacements tandis qu’un milieu de vie  fonctionnel et agréable peut inciter à combler nos besoins dans un plus court rayon. 

Projet Quartiers verts

Ce projet vise à promouvoir le virage vers la mobilité durable et le commerce local dans un contexte de relance post-covid. Nous souhaitons faire la promotion d’une vision de quartier où les transports collectifs, l’autopartage et les transports actifs occupent une place plus importante et où la vie de quartier est dynamique et réduit ainsi la nécessité de se déplacer. Le rôle du MEAC dans un tel projet est essentiellement celui de promoteur et de catalyseur. Que ce soit par la promotion et le support à des projets d’allié·e·s tels que le projet d’autopartage LocoMotion de Solon, par des discussions avec les autorités publiques pour demander le développement d’une flotte de voitures électriques partagées et des infrastructures nécessaires, par des propositions de verdissement et d’amélioration de l’offre sur les rues commerciales, le MEAC travaille avec une multitude de partenaires. Il participe à la nouvelle Association pour la mobilité active d’Ahuntsic-Cartierville

Comment y contribuer : si vous avez envie de développer, documenter et promouvoir un quartier vert de rêve, il y a une place pour vous dans ce projet!

Campagne contre les moteurs au ralenti 

Dans un contexte où il est urgent de diminuer les émissions de gaz à effet de serre et la pollution par microparticules, faire tourner le moteur d’une voiture à l’arrêt est une aberration. Mais éteindre son moteur, ce n’est pas juste offrir une petite pause à l’environnement. C’est aussi prendre conscience que la transition énergétique passe par chacun de nos petits gestes du quotidien! Ce sont les deux objectifs que poursuit ce projet.

Comment y contribuer : pour plus de détails, contactez comitemeac@gmail.com.

AGRICULTURE ET ALIMENTATION

Selon l’inventaire officiel des émissions de GES, le secteur de l’agriculture produit près de 10% des émissions totales de GES du Québec et près de 20% des émissions dans le monde. Les GES attribuables à l’alimentation sont en fait plus élevés, car certaines émissions de la chaîne d’approvisionnement sont comptabilisées dans d’autres secteurs. C’est le cas, par exemple, des émissions de GES produites par les énergies fossiles pour le transport et les fertilisants utilisés pour la production.  

Une part importante de la production agricole est produite en pure perte. Les produits d’épicerie utilisables qui se retrouvent dans des sites d’élimination au Canada chaque année suffiraient pour nourrir la population canadienne pendant cinq mois. Ce n’est là que la pointe de l’iceberg, car le gaspillage alimentaire se produit principalement aux étapes de la production, de la transformation et de la fabrication des aliments, qui représentent respectivement 24 %, 34 % et 13 % des pertes. Ces matières organiques alourdissent le bilan des GES du Québec en mobilisant de l’énergie tout au long de la chaîne d’approvisionnement et en générant du méthane, un puissant gaz à effet de serre, lors de leur décomposition. 

FEED~back 

Le projet FEED~back (Page Facebook) a pour mission de lutter contre le gaspillage alimentaire tout en favorisant la justice sociale et la sécurité alimentaire à l’échelle du quartier Ahuntsic-Cartierville. Une équipe de bénévoles porte le projet de récupération des invendus dans certains marchés d’alimentation qu’elle redistribue par, pour et avec les bénéficiaires sous forme de paniers et/ou de mets cuisinés.

Comment y contribuer : vous pourriez vous aussi devenir bénévole pour le volet opérationnel (la collecte, le transport, la transformation ou la distribution des denrées), ainsi qu’en vous impliquant au sein du volet stratégique visant la mise à l’échelle du projet dans le quartier. De plus, si la participation citoyenne vous anime et que vous êtes doué.e pour les COMM (COMMunications au profit des COMMuns!), on a assurément besoin de vous! 

Agriculture locale et urbaine

Le MEAC aimerait intervenir davantage en faveur d’une agriculture de proximité et des zonages agricoles et de marché public dans Ahuntsic-Cartierville. Les actions pourraient inclure l’organisation de visites à la Centrale agricole, une collaboration avec la Ferme de rue pour soutenir le projet, mobiliser et créer des liens avec des producteur·trices·s locaux et des citoyen·ne·s qui souhaitent partager des surplus. Le MEAC souhaiterait également que les saillies de trottoir puissent être aménagées avec des plantes comestibles.

Comment y contribuer : si vous avez des connaissances en agriculture, vous pouvez les partager avec d’autres citoyen·ne·s désireux d’apprendre sur le sujet. Vous pouvez partager votre cour afin de créer un potager avec vos voisin·e·s et mettre en commun votre récolte. Vous pouvez réaliser des actions politiques afin que le zonage soit revu. 

Tondeuses à essence et gazon 

Laisser pousser son gazon librement permet de favoriser la biodiversité. La monoculture gazonnière est le reliquat d’une vision passéiste où les plus nantis affichaient leur opulence en montrant qu’ils pouvaient utiliser leurs terres à d’autres fins que la production d’aliments. Des herbes hautes favorisent la diversité des plantes et le retour des insectes, dont les abeilles. Délaisser la tondeuse à gazon à essence contribue aussi à diminuer la consommation d’énergie. Laisser son gazon virer fou! Ne pas tuer inutilement des plantes qui poussent naturellement. Partager sa tondeuse avec son voisin, en la passant moins souvent et en privilégiant une tondeuse manuelle au détriment de la tondeuse à essence. 

Comment y contribuer : si vous avez envie de sensibiliser la population à cet enjeu, contactez-nous. Vous trouverez des allié·e·s qui ont envie de travailler sur ce dossier!

Pour plus de détails, contactez comitemeac@gmail.com

BÂTIMENTS

Le secteur du bâtiment résidentiel, commercial et institutionnel produit 10,3 % des rejets de GES au Québec, ce qui en fait le troisième plus important émetteur du territoire. Les émissions de ce secteur proviennent principalement des combustibles fossiles brûlés pour chauffer les bâtiments, surtout dans le sous-secteur commercial et institutionnel où les hydrocarbures, principalement le gaz naturel, sont encore largement utilisés pour le chauffage.

Campagne contre le gaz naturel à Montréal 

Cette campagne est en développement. Nous souhaitons faire la promotion des énergies alternatives dans les bâtiments et faire contrepoids à Énergir qui étend son réseau de distribution. Le MEAC souhaite informer les citoyen·ne·s sur les mesures existantes pour améliorer l’efficacité énergétique et revendiquer des subventions pour électrifier le chauffage résidentiel au gaz. Avec des allié·e·s comme le Front commun pour la transition énergétique (FCTÉ), ou le Regroupement vigilance hydrocarbures Québec (RVHQ), le MEAC participe à des campagnes de pression sur le gouvernement pour cesser la promotion du gaz naturel qui n’est pas une énergie de transition.

Comment y contribuer : si vous avez envie de participer à des comités au niveau national, ou encore organiser des activités de formation sur les rénovations écologiques, vous pourriez contribuer à ces démarches! Nous sommes également ouverts à d’autres suggestions!

DÉCHETS 

Près de 6% des GES produits au Québec proviennent des déchets. L’enfouissement est responsable à lui seul de 90% de ces émissions, dont une grande part provient du gaspillage alimentaire. Les Québécois·e·s envoient près de 700 kg de déchets à l’élimination chaque année. Environ 45% de ces déchets sont d’origine domestique alors que le 55% restant est produit par les industries, des activités commerciales, des institutions et de la construction. Les sites d’enfouissement alimentés par ces déchets affectent non seulement le climat, mais également les milieux naturels et les eaux souterraines. Une gestion plus efficace des déchets, par le recyclage et le compostage, pour en retrouver une moins grande part aux sites d’élimination serait de mise, mais s’avère bien insuffisante. Si on calcule la totalité des ressources et de l’énergie imbriquées dans ce que nous consommons, on constate rapidement que chaque bien a un impact qui ne se limite pas à la fin de sa vie. L’extraction des ressources, leur transport, leur transformation, le transport des produits ont également un impact important sur l’environnement. Il est donc généralement admis que le déchet, ou le bien qui a le moins d’impact est celui qui n’est pas produit. Ainsi, le mot d’ordre est de réduire la consommation d’abord, de récupérer et réemployer ensuite, puis en dernier recours recycler

Réduire : le mode de vie zéro déchet

Bien que le MEAC n’ait pour le moment aucun projet concret visant à favoriser le mode de vie Zéro déchet, l’équipe accueillerait favorablement les propositions allant dans ce sens : par exemple sensibilisation des marchand·e·s du quartier ou de la population, sollicitation des marchand·e·s pour la réduction des emballages et l’adhésion au circuit zéro déchet, etc. 

Groupe Facebook de Zéro déchet Ahuntsic

Mieux recycler : Verrecycle 

Verrecycle est un comité citoyen issu du premier budget participatif d’Ahuntsic-Cartierville dont la mission est de mettre sur pied des points de dépôt volontaire du verre dans l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville. Le problème du recyclage du verre est la difficulté des centres de tri à séparer efficacement la matière. Son objectif est d’assurer le recyclage du verre dans une perspective de durabilité.

Page Facebook de Verrecycle

Promotion du compost

Le compostage occupe une place de choix dans le traitement des résidus organiques, à condition qu’il ne soit pas alimenté par le gaspillage alimentaire. Le MEAC aurait un intérêt à développer des actions afin de favoriser le compostage et ainsi réduire la quantité de matière organique, responsable d’une grande part des GES liés aux déchets, actuellement envoyée aux sites d’enfouissement.

Comment y contribuer : cela vous intéresse? Pour plus de détails, contactez comitemeac@gmail.com.

FONCTIONNEMENT

Le mode de fonctionnement du MEAC est en constante évolution. Mais il est fondé sur la convivialité, le respect, la bienveillance, le partage du leadership et l’apprentissage continu. 

GRAND GROUPE

Les membres du MEAC se rencontrent chaque mois en grand groupe. C’est le lieu de réflexion et de décisions collectives. C’est là que sont soumises les idées de projets et/ou d’actions pour recevoir l’assentiment du groupe. On parle alors de propositions dont les grandes lignes sont déjà claires, mais qui auront ensuite besoin d’être développées et mises en œuvre. Ce n’est pas le lieu où faire des remue-méninges ou pour développer des projets ou des actions. Les décisions se prennent en groupe selon un modèle de leadership partagé, par consentement (les propositions sont acceptées d’emblée, à moins que quelqu’un ne puisse vivre avec la proposition). C’est là qu’on fait ensuite le suivi des projets et des actions. On y adopte les grandes orientations et la planification stratégique. On se donne aussi des nouvelles. C’est le lieu de prise de contact avec les nouvelles personnes, un lieu d’accueil d’invités. Entre les rencontres, les membres communiquent entre eux·elles à l’aide de la plateforme Slack et de courriels.

GROUPES D’ACTION

Les groupes d’action sont formés par des sous-groupes de membres qui ont un intérêt partagé pour un projet ou un ensemble de projets (mentionnés dans la première partie de ce document) et souhaitent les réaliser. Chaque groupe d’action, une fois que le grand groupe a donné son assentiment, se rencontre et se dote de son propre plan d’action, formel ou non, et partage les tâches entre ceux et celles qui souhaitent s’impliquer. Chaque groupe d’action assure un suivi avec le grand groupe lors des réunions mensuelles. 

LABORATOIRE PROJETS

Le laboratoire de projet est un espace créatif pour sortir du cadre plus formel des rencontres mensuelles du grand groupe et permettre l’idéation. C’est un espace pour rêver, faire des remue-méninges, développer des projets, trouver des allié·e·s. Ce sont des rencontres qui ont lieu au besoin, avec les membres du MEAC qui y voient un intérêt et parfois avec des invité·e·s. Les idées issues de ce groupe de travail peuvent ensuite être soumises au grand groupe pour former un groupe d’action. 

CAFÉ MOB

Les Cafés mob sont des moments de rencontre entre les membres du MEAC et des citoyen·ne·s sur des thèmes spécifiques. C’est un espace pour présenter les projets émergents à un public plus large, tester des idées ou prendre le pouls de la population et l’amener à se mobiliser en les impliquant, en les amenant à proposer leurs propres solutions et à participer activement. C’est donc une occasion d’aller chercher une certaine participation en faisant connaître le MEAC à de nouvelles personnes ou en permettant aux sympathisants de manifester un intérêt à devenir un membre actif. 

VIE DU COMITÉ

Il existe un cercle informel et changeant qui s’occupe de la vie du comité. Certaines personnes veillent aux tâches cléricales telles qu’élaborer les ordres du jour, faire les suivis, animer, veiller au bon climat des rencontres, rédiger des comptes rendus. D’autres s’occupent de développer le cadre organisationnel du MEAC ou sa planification stratégique. D’autres encore s’occupent de l’organisation d’événements conviviaux (ex. : pique-nique, souper de Noël) pour permettre aux membres de socialiser entre eux·elles ou avec des sympathisant·e·s. Certain·e·s membres parrainent de nouvelles personnes pour s’assurer de leur intégration. 

REPRÉSENTATION et REVENDICATION

Les membres du MEAC vont à la rencontre de la population, des candidat·e·s aux élections, des élu·e·s, des commerçant·e·s, des Société de développement commercial (SDC), des acteur·trice·s socio-économiques. Ils les sensibilisent, leur proposent des projets, une vision du quartier et revendiquent des actions.

COMMUNICATION

Pour faire la transition, nous avons besoin de nous relier, de mieux comprendre les enjeux et de rendre les transformations visibles. Il s’agit ici de sensibiliser et communiquer les actions du MEAC et des autres artisan·e·s de la transition. Nous souhaitons élaborer du matériel de sensibilisation pour mieux faire connaître les enjeux, le MEAC et ses allié·e·s ainsi que leurs actions, pour sensibiliser et mobiliser (ex. : trousse d’outils – dépliants, trousse d’animation), pour illustrer que la transition est en cours, pour changer la norme sociale (valeur, bénéfice (fierté, dans l’air du temps), shaming) et pour recruter. Le volet communication du MEAC n’est pas un comité à proprement parler, mais plutôt un ensemble d’activités assumées par certains membres. 

Site Web et réseaux sociaux

Le MEAC a un site Web et est actif sur les réseaux sociaux, sur lequel sont décrits les dossiers qui nous préoccupent et qui proposent des actions, rapportent les réalisations du MEAC, renvoient vers diverses ressources et évènements du quartier, mentionnent les dates des prochaines rencontres. Ils auraient bien besoin d’amour!

Comment y contribuer : Si vous avez des aptitudes en communication, maîtrisez la construction et l’entretien de Site Web (WordPress) ou les publications sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram), le graphisme ou la gestion de listes d’envoi (MailChimp) nous avons besoin de vous! Vous pourriez contribuer à faire rayonner le MEAC et ses allié·e·s! 

Articles de journaux

Nous publions fréquemment des articles de journaux sur le thème de l’environnement. 

Comment y contribuer : Si vous avez une bonne plume ou des idées de textes, vous pourriez contribuer à ces articles en écrivant ou en aidant d’autres personnes qui se lancent pour écrire à propos d’un sujet qui les passionne!